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Historique de l'industrie automobile au Canada
L'industrie nord-américaine de l'automobile est née au Canada.
La production d'automobiles à grande échelle a eu lieu pour la première fois au Canada en 1904, à Walkerville, près de Windsor, en Ontario. Dans ces premières années d'activités, Gordon McGregor et Wallace Campbell, accompagnés d'une poignée d'ouvriers, construisirent 117 Ford modèle "C" dans les ateliers de la Walkerville Wagon Works.
Poussée par la demande découlant de la Première Guerre mondiale, l'industrie canadienne de l'automobile passa par une période de forte croissance pour arriver en 1923 au deuxième rang mondial. Pourtant, elle était à cette époque composée d'usines plus ou moins efficaces, produisant beaucoup de modèles différents, et protégée par de fortes barrières tarifaires. Des prix du marché élevés et une production généralement inefficace résumaient les caractéristiques de l'industrie canadienne de l'automobile avant la ratification en 1965 de l'entente sur le commerce des produits de l'automobile avec les États-Unis.
L'entente sur le commerce des produits de l'automobile de 1965, mieux connue sous le nom de Pacte de l'automobile, représente de loin le facteur ayant le plus contribué à faire de l'industrie canadienne de l'automobile ce qu'elle est aujourd'hui : une industrie forte et dynamique ayant un impact vital sur l'économie du Canada. Les éléments clés du Pacte de l'automobile étaient le ratio production/ventes fixé à 1:1 ainsi que l'exigence de la valeur ajoutée canadienne.
Durant les années soixante-dix, trois événements bouleversèrent le monde de l'industrie de l'automobile, en particulier en Amérique du Nord : l'embargo sur le pétrole de 1973-74, la crise du pétrole en Iran de 1979, et l'émergence du Japon comme un des principaux producteurs de véhicules automobiles.
L'industrie de l'automobile fut à toutes fins pratiques complètement restructurée pendant la récession du début des années quatre-vingts; elle s'est transformée en une industrie compétitive sur l'échiquier international, en mesure de lutter non seulement contre celle du Japon, mais aussi contre celles des économies nouvellement industrialisées comme la Corée du Sud et le Brésil.
Parmi les changements clés, on compte:
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Nouveaux contrats de travail avec le syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) afin de répondre aux intérêts communs et aux défis mutuels; |
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La priorité accordée, dans le domaine des méthodes de production, au système de contrôle des stocks « juste-à-temps »; |
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L'utilisation de méthodes de contrôle statistique des processus en tant qu'outils de base pour améliorer la qualité et la productivité, sur une base permanente. |
De nouveaux modèles d'autos sont continuellement modifiés et remodelés afin de répondre non seulement aux demandes des consommateurs en matière de sécurité accrue et en ce qui concerne l'aspect pratique, mais également aux exigences en matière de réduction des émissions polluantes, d'efficience énergétique et de recyclage. En intégrant ces changements et exigences à la réalité des chaînes de montage, les investissements des constructeurs touchant les installations et les équipements ont connu une croissance sans précédent. Au Canada, les dépenses en immobilisations et les engagements d'investissement par les sociétés membres de l'ACCV ont dépassé, depuis 1990, les 24 milliards de dollars.
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